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Ma mère a toujours voulu me faire croire que mon bonheur se trouverait dans le confort des lieux que je fréquentais, et la beauté de mon apparence. Ce n'est qu'en grandissant que je me suis aperçue qu'elle faisait partie de ces femmes qui m'impatientaient : les consommatrices manipulées par les communicants. Le bonheur selon elles est facile à trouver : être en couple l'hiver à Courchevel, l'été à Saint Tropez, faire moins de 40 ans et rentrer dans des jeans de taille 38, accorder la couleur des rideaux à son canapé, avoir des sacs griffés.


Aujourd'hui, je crois que je me sens étrangère à ce type de femmes parce que je ne comprends pas leur laisser aller de l'esprit. Je ne comprends pas que l'on puisse laisser des personnes penser pour nous en nous donnant un idéal de bonheur. Comme si l'homme était une machine qui ne pouvait s'épanouir que dans un seul environnement. Cette société de l'hyperconsommation qui nous pousse à toujours vouloir un ailleurs. Pourquoi le bonheur serait ailleurs, puisque le bonheur est en chacun de nous ?





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# Posté le vendredi 15 mai 2009 18:26

Modifié le samedi 16 mai 2009 04:28

Instant de vie

Instant de vie
Dans le silence des écuries, au coin d'un box, un cheval vient à nous. Sans arrière pensées, sans faux semblant un échange se produit. il suffit qu'il pose son nez sur notre épaule pour que son souffle chaud nous caresse le cou. Son odeur rassurante nous fait oublier qui et où nous sommes. Au bout d'un temps que l'on estime difficilement, les caresses de notre main la base de sa crinière nous reviennent, sous forme d'un frottement réconfortant du bout du nez du cheval. Il n'y a plus rien. Je ris de me faire décoiffer par un animal, monstre de douceur.
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# Posté le vendredi 15 mai 2009 18:18

Modifié le samedi 27 juin 2009 08:17

La renaissance

La renaissance
En sortant de l'adolescence, je crois que je ne savais plus quel était le sens de ma vie. Ma douleur de grandir fut accentuée par la perte du cheval qui m'avait accompagnée jusqu'ici, Noir c'est Noir. Depuis le jour où je sus que je ne le reverrai plus jamais, le fait d'avoir mon propre cheval n'était plus une envie dévorante d'avoir une histoire exclusive avec un animal. C'était devenu un besoin vital, une raison de vivre qui manquait désormais à mes journées. Lasse, perdue dans un tourbillon, j'ignorais mes buts, je perdais de vue mes rêves. N'ayant plus la force de rêver, je perdais toute envie de vivre : la rencontre avec le monde adulte fut trop brutale. Je me retournais, sur ce que j'avais construit, hors mis ces chevaux, un bacccalauréat, un examen d'entrée à l'école supérieure, je réalisai la fragilité des relations que j'avais tissé au cours de ma jeunesse avec les autres. C'est en fin de terminale que j'ai commencé à me persuader qu'étant donné notre évolution incessante, les hommes entre eux sont des compagnons de route. Chacun se construit par des relations avec les autres, indispensables à notre construction car ils apportent leur pierre à l'édifice. Chaque rencontre change une vie, mais les voies de chacun des hommes se séparent par la suite. J'étais là.

Avec du recul, je réalise que le besoin d'avoir mon cheval était en fait un besoin de trouver la sécurité et l'authencité, simplement en quittant la sphère rationelle pour me laisser guider par mes sentiments, quitter les ambivalences des relations humaines, et retrouver des attitudes tranchées, sans politesses mais faites avec tellement plus de respect de l'autre, simplement grâce à la franchise. En écrivant ces lignes, je réalise que j'aurais pu perdre contact avec toutes les personnes que j'ai connues sur terre sans m'en émouvoir, mais le simple manque de mon cheval m'est invivable, il est le seul sur Terre dont j'aie besoin
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# Posté le vendredi 15 mai 2009 17:54

Modifié le samedi 27 juin 2009 08:21

Les autres

Les autres
Les personnes que j'ai croisées sur la route de mon adolescence, qui ne connaissaient pas la joie de la communication itnuitive avec un cheval, et qui n'étaient pas cavaliers ont d'abord toléré ma passion. Par la suite, mon amour du cheval m'a valu de nombreuses réflexions de la part de mes amis proches. Ce n'était pas de la jalousie, mais un sentiment d'amitié partagée inégalement : pendant que je prenais de la valeur à leurs yeux, ils comprenaient qu'ils ne m'étaient pas indispensables, bien que je les appréciât. Ils savaient qu'en plus d'une vie citadine, je possédais mon trésor en Normandie : des écuries, des prés, des chevaux. Parler de cet endroit me faisait briller les yeux, plus que la compagnie de quiconque autre. L'amour que j'avais pour ma vie dans ce coin de paradis, et que je ne cachais pas trahissait le fait que je n'étais pas attachée à leur compagnie, mais que j'étais avec eux par la force des choses. Pendant que les adolescents cherchent à se mettre en bande pour se soutenir et avoir un sentiment d'appartenance à un groupe, je fuyais. Je savais à quelle famille j'appartenais, je ne me reconnaissais pas dans la leur. Tous les prétextes m'étaient bons pour m'isoler et me retrouver avec ma vérité.

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# Posté le vendredi 15 mai 2009 17:42

Modifié le samedi 27 juin 2009 08:21

Demain sera comme aujourd'hui

Demain sera comme aujourd'hui
Pourquoi, sous prétexte que nous avons vingt ans, nous devrions mener des existences inutiles? Je trouve la perspective de vie des gens qui ont partagé mon adolescence limitée à bien peu : il faut s'amuser aujourd'hui, parce que demain, le travail les épuisera, ils seront en couple, avec des enfants, et il leur faut des souvenirs de leur jeunesse, car ce qui les attend ensuite sera certainement bien plat. Mais, encore une fois, pourquoi s'obstiner à vouloir créer son malheur ?

Avant tout, je ne pense pas que le fait de sortir uniquement pour boire et se mettre les idées à l'envers soit un véritable amusement, mais pourquoi penser que la vie future sera une petite mort, si demain n'est que le résultat de nos actions d'aujourd'hui, nous sommes maîtres batisseurs de notre futur. Je veux me lever tous les matins de ma vie, heureuse des projets que je ne cesserai d'accomplir jour après jour. Nous pouvons tous accéder au métier qui nous passionne si nous prenons soin d'écouter ce que nous voulons vraiment. Bien sûr, faire taire les voix de nos parents, de notre milieu social demande du courage. Mais après tout, le bonheur, tout du moins la vie, n'est réservée qu'à ceux qui la méritent, et qui savent la cueillir. Nôtre corps vient au monde sans que nous le choisissions, mais une fois sur Terre, c'est à nous de chercher les éléments nécessaires à l'éclosion de nos possibilités.Nous pouvons rester des êtres endormis par les autres, ou les médias toute une vie.
Ma façon de voir la vie est la même en ce qui concerne les relations de couple. Si les concessions ne mènent à long terme qu'à la haine vis à vis de l'autre, nous avons tout intérêt à explorer nos rêves jusqu'au bout, non pas abandonner pour suivre mari ou femme, ni vouloir faire participer l'autre à la recherche de notre épanouissement, si tel n'est pas le sien. Ainsi, tous les modes de vie peuvent rendre deureux chacun de nous : être célibataires avec de nombreuses aventures ou sans, être un couple vivant séparément à distance ou non, être un couple sous le même toit ... Il est temps de faire taire les principes
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# Posté le vendredi 15 mai 2009 17:26

Modifié le samedi 16 mai 2009 04:36

Les boites de nuit : Liberté, Egalité, Fraternité

Les boites de nuit : Liberté, Egalité, Fraternité
Je suis au coin de la rue dans laquelle je vis depuis dix ans, et déjà le frappement des talons sur les dalles en pierre résonnent dans ma tête. En quelques secondes, la ville rentre en moi, mon corps est emporté par la foule, au rythme d'une marche saccadée. Petite, je ne me suis pas approprié le chemin qui me menait à l'école, encore aujourd'hui, j'avance en territoires inconnus : bien que l'endroit soit toujours le même, les visages n'ont cessé de changer. A ma droite, un vendeur de sandwich vient de remplacer un restaurant chinois, il y a deux ans, c'était un salon de thé. Chemin faisant, je passe devant un marchand de tapis : cessation d'activités, tout doit disparaître.

Paris est une ville de passage qui n'appartient à personne, et qui offre tout en apparence. C'est une belle illusionniste qui trompe trop de jeunes dans la quête difficile de leur propre bonheur. Pourquoi la majorité des gens croient que l'épanouissement se trouve une fois la porte passée des grandes boîtes de la capitale ? Je n'ai jamais compris comment des clients pouvaient s'acharner vouloir entrer dans un lieu qui sélectionne ses clients sur le physique, où les consommations sont infâmes et ont uniquement le but de donner une raison à tous leurs dérapages. Cela me rend triste de voir des filles se tranformer au fil de la soirée en monstres humides de sueur, aux robes désajustées, les cheveux décoiffés. La retenue et l'élégance s'en sont allées.

J'ai vu mes amis partir un à un dans la course à l'amusement artificiel, ils croyaient voir à l'arrivée le bonheur. L'éphémère et le démonstratif leur sont parvenus dans leur essence pure, une grande bulle pleine de vide. Sans avoir cherché à construire les bases de leur propre chemin, ils se réfugient désormais dans l'alcool pour tromper ensemble leur ennui. Puis ils sortent et boivent uniquement pour s'oublier et rire sans joie. Pourquoi, sous prétexte que nous avons vingt ans, nous devrions mener des existences inutiles
?

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# Posté le mardi 12 mai 2009 19:10

Modifié le samedi 16 mai 2009 04:34

De Jour en Jour

De Jour en Jour
J'ai constaté non sans étonnement que chacune des étapes importantes de ma construction en tant que personne a été marquée par un cheval : enfant, je tenais pour une victoire le fait de me hisser sur Glorieux, ce gentil trotteur alezan d'1mètre70 au regard doux, à la force calme. En plein coeur de l'adolescence, perdue entre le statut de petite fille et jeune femme, je rencontrais un pur sang réformé nerveux d'anxiété, Noir c'est Noir. A deux, nous apaisions toutes nous angoisses, je l'appelais de nuit dans les écuries du surnom que je lui avais donné, et me cachais pour l'entendre hennir doucement d'un son grave, pendant que ses yeux me cherchaient à la porte du boxe. Je crois qu'il ressemblait à cette période de ma vie, il est possible qu'en le calmant par des mots doux, je parlais également à mon inconscient, le cheval par ses réactions me guidait vers l'attitude à prendre suite à mes intonations : il me permettait de m'écouter.


Dans ma vie, j'ai aimé des chevaux, mais aujourd'hui, je comprends que je n'ai jamais aimé un cheval comme j'aime Palace. Les jours durant lesquels je peux m'évader à ses côtés sont les jours que j'ai réussis dans ma vie, car ils ont apporté la lumière nécessaire à mon épanouissement. En fin d'après-midi, je file à toute allure vers le pré de Palace. Mon cheval, en me voyant entrer dans son pré vient à ma rencontre, s'arrete à ma hauteur, et se laisse caresser au chanfrein. Il me suffit d'avancer un pas pour entourer son encolure encore un peu basse de mes bras pour enfouir mon visage dans ses crins. J'ai répété ce geste des centaines et des centaines de fois, mais il suffit que je respire sa tignasse impregnée de soleil à la nuit tombée pour que la foudre me frappe de nouveau, et me rende amnésique du monde. En une bouffée d'air, le temps et l'espace ont disparu. Palace est ma drogue, et si le futur est incertain, l'inconditionnel est qu'il sera avec moi
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# Posté le mardi 12 mai 2009 17:32

Modifié le samedi 16 mai 2009 04:31

Palace 4 avril 2009

Palace 4 avril 2009
Une petite photo pour la route, en souvenir de cette visite à Palassou...
Il a été très sage en longe, recule sur ordre vocal, s'est séparé sans broncher de ses copains, et a continué sur sa lancée de cheval adorable, en venant chercher des caresses...
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# Posté le lundi 06 avril 2009 06:52

Modifié le mercredi 08 avril 2009 09:39

Palace Mardi 31 Mars

Palace Mardi 31 Mars
Hey les gens !

Il faut que je vous raconte ce qui m'est arrivé hier ...

J'ai passé l'apres midi avec mon poulain ... Il faisait super beau, très chaud * ca sentait le foin et Palace le cheval chaud*, les oiseaux chantaient, les prés de plus en plus verdoyants.


Le cadre est donné.

Après un gros pansage à Palace, un désépaissisment de crinière et une séance de "marche en main, arrêt à distance, recules si tu t'approches trop, bouges tes hanches, et éloignes tes épaules", je suis restée dans le pré, à regarder ma petite beauté.


J'étais assise en au soleil sur un mont de foin. Palace est venu manger son foin à coté de moi ( alors que l'herbe est verte ailleurs...). Un long moment de calme et de bien être passe... Puis, il s'arrête me regarde, se met de profil et se couche tout doucement, à 50 cm de mes pieds.

Tranquillement, je suis passée "devant lui" et le suis assise entre ses antérieurs et des postérieurs, ma tête posée sur son épaule. Le bras passé de l'autre coté du garrot. Il a enroulé son encolure, pour venir poser son menton sur mon genou. Ca peut paraitre complètement débile, mais je lui parlais, je lui disais que je l'aimais... Je ressentais tellement de choses à ce moment..


Il n'y avait plus rien. Juste l'odeur de mon cheval, le cui cui des oiseaux, et la chaleur du soleil... Nous sommes restés comme cela dix minutes ? Une demi heure ? Une heure ? Je n'en sais rien. On s'est endormis tout les deux.

Je me suis réveillée, il dormait encore. Les couleurs du pré avaient changéées. Je suis levée tranquillement, ai rangé mes affaires. Quand je me suis éloignée, il s'est reveillé, et m'a raccompagnée à la sortie du pré.


J'ai plané toute la soirée suite à ce qui s'est passé. Rien qu'à en parler, j'en ai encore la chair de poule. Unique, il est unique mon petit danseur...

# Posté le mercredi 01 avril 2009 05:24

Une réflexion...

Pourquoi, quand je lis, je ne veux pas écrire, et quand j'écris, je ne veux pas lire ?
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# Posté le vendredi 27 mars 2009 10:35