Happiness come when the nose is on the grass

Happiness come when the nose is on the grass
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# Posté le lundi 15 juin 2009 06:18

PadoumPadoumPadoum, 15 juin

PadoumPadoumPadoum, 15 juin
Activité intense
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# Posté le lundi 15 juin 2009 05:58

NanoCheval

NanoCheval
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# Posté le lundi 15 juin 2009 05:51

Doudou is a NanoCheval

Doudou is a NanoCheval
Mais il le vit plutôt bien.
( L'autre cheval est, il faut le préciser, un poulain SF de quatre mois de moins que lui )
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# Posté le lundi 15 juin 2009 05:49

Des illusions.

Des illusions.
S'il est vrai que l'amour chimique dure trois ans, deux ans et demi se sont écoulés depuis le jour où tu m'as quittée. Quand j'y repense, je crois que je commençais à me lasser, mais le fait que tu sois parti m'a blessée. Peut-être ai-je perdu le fil de notre relation ce 21 octobre 2006, mais aujourd'hui, je réalise que tu es encore ma source d'inspiration. Enfin, est ce toi, ou l'expérience de la rupture que je ne peux oublier ? C'était la première fois que j'éprouvais un sentiment d'abandon. Tu n'étais plus là.

Aujourd'hui, je constate que nous ne nous sommes plus ceux que nous étions :tu es parti, tu as changé, pendant que je suis restée, j'ai avancé.Tu as changé de route, j'ai consolidé la mienne.Quel choix était le plus judicieux ? Je n'en sais encore rien. J'ai retrouvé avec une joie profonde ma passion, celle pour laquelle je vivais avant toi. Oubliée pendant un an, elle n'a pas été rancunière quand je suis revenue vers elle, un cheval m'a transportée, à nouveau, vers mes rêves les plus fous. Je lui en suis redevable, c'est lui qui m'a sauvé la vie. Plus fort qu'un homme, qu'un ami.

Et toi, maintenant ? J'aimais ton tempérament entier, plein d'ambition et de rêves...Où sont-ils ? Tu voulais être pilote de l'air. Tu n'es même plus apte à être capitaine de soirée. De mon côté, je dépense de l'énergie folle car j'ai peur de ne pas réussir. Ce que je sais, c'est que nous n'avons plus de points communs, tu as tout du garçon que je n'estime pas, et je possède tout de la fille qui ne t'intéresse pas. Mais tu restes ma plus grande faiblesse.
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# Posté le samedi 16 mai 2009 06:10

Modifié le samedi 16 mai 2009 06:22

Se libérer

Il faut vivre. Il faut vivre maintenant. Il faut vivre avant d'être étouffé par des désirs qui ne sont pas les nôtres. Vivez passions ! Vivez désirs ! Il faut vivre ! Je veux vivre ! Je veux vivre maintenant ! Je veux vivre ! Il faut vivre !


Je veux lire ! Je veux apprendre ! Je veux savoir ! Je veux ma Normandie ! Je veux mes chevaux ! Je veux mon haras ! Je veux mon mari ! Je veux mon fils ! Je ne veux pas : j'y travaille, je me bats, je lutte, je dépasse des frontières. Récit d'une aventure merveilleuse, au fond da conscience.


Le voyage est fou. Je suis à pied, et commence à courir sur cette plage vide un matin d'hiver. Je n'entends que les rouleaux de la mer, le vent sale mes cheveux. Je déchire une toile que je n'avais pas vu, me retrouvant sur cheval gris, seule, galopant comme une folle vers un banc de mouettes, elles s'envolent. Cela en devient grisant. Je traverse un paysage et me retrouve sur des roues, dans un chemin de forêt, il y a les embruns de l'air chaud et envoûtant stagnant entre les arbres à la fin d'un été. Une montée, je descends à pied. J'y vais doucement, pas à pas, je regarde le paysage. Les acteurs de la forêt son bienveillants, je me lance dans la descente. Je me sens emportée tout à coup. Un virage à droite. Une montée, sur la lancée, mon char se soulève, retombe dans une nuée de feuilles d'automne, sans s'arrêter il devient immaîtrisable. Je ne sais ce qu'il y a après ce virage, après la descente, mais étrangement, je ne ressens pas de peur, juste cette excitation folle qui résonne.

Cette musique m'accompagne, folle, entraînante, elle berce mes oreilles. Les oiseaux volent, je ne dérange pas les hiboux. Un épervier pique son nez dans un champ de blés blonds.



Je lui souris.
Il vit.




En devenant adultes, nous sommes dans un chemin comme dans un désert, inquiets et désorientés. La quête n'avance pas pour celui qui ne sait où il va car il fait un pas à droite, un à gauche, dans ce déserts aux chemins tellement nombreux que les traces sont brouillées. Elle donne peu à celui qui va sans désir, sans envie. Celui qui arrive est celui qui sait où il va, et qui se croit attendu. Il ose, franchit les obstacles avec aisance, les contourne parfois, mais il construit son chemin. Sa tension perpétuelle le met dans un état de réactivité, l'arme pour les dunes les plus terribles. Il désire
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Se libérer

# Posté le samedi 16 mai 2009 05:45

Prendre le temps de s'observer

J'ai vécu, sans m'en apercevoir dans un enclos bien sagement fermé depuis que je suis née. Cela fait 20 ans que je vivais pour essayer de me différencier de mes frères et s½urs aux réussites incontestées. Après tout, j'étais la petite dernière, un mélange de la première, du troisième. En copie, donc un peu moins bien.


Après tout, elle a toujours été la première. Elle avait 20 ans de plus que moi et avait désormais réussi sur le plan professionnel et sentimental, aux Etats-Unis. Le temps a romancé ses histoires d'adolescence, aveuglant l'objectivité de parents dont la présence d'une fille manquait. Impossible de me démarquer d'elle. Même me colorer les cheveux en orange carotte rappelait à ma mère les idées farfelues de mon double quand elle avait eu, elle aussi treize ans.

Le troisième, un fils. Un fils surprotégé par une mère qui avait certainement une peur atroce qu'il lui arrive quelque chose, comme à son frère. Lui était bien, beau, sur ses jambes, et c'était peut être le cadeau de sa vie de génitrice. Il a toujours profité de sa situation en Fils Prodigue. Inconscient de sa situation de privilégié ? Egoiste ? Aveugle ? Obnubilé par une réussite qui ne se traduisait que par l'obtention d'un diplôme, qui dans le fond ne l'intéressait pas vraiment.

Un symbole d'autorité parti à Genève ? A Singapour ? En tout cas absent. Je me rappelle de nos nuits passées à guetter l'arrivée de sa voiture quand la nuit était tombée autour de la maison. Nous étions le nez collé contre la fenêtre de la chambre parentale, la seule pièce à avoir une vue sur l'extérieur pendant que ma mère nous croyait endormis. Je sens encore l'odeur de mon père quand il revenait de loin : un mélange d'odeurs rassurantes, Fahrenheit de Dior, d'une mallette en cuir, le froid. Lassé de sa semaine de travail, il ne supportait aucun débordement de notre part, et depuis toujours, j'ai interpreté son attitude envers nous comme de l'insatisfaction. Je n'avais qu'un but jusqu'à maintenant : qu'il soit fier de moi.





« Le vent transperce ces trop longues avenues.
Quelqu'un cherche une adresse inconnue.
Une ville se fane dans les brouillards salés.
La colère océane est trop près.
Personne ne s'éloigne du quai.
»



Aujourd'hui, le tournant est amorcé. La fin de l'adolescence me rend la vue jour après jour. Le tuteur désire déchoir. Il reproche ma droiture et ma rigueur qu'il a lui-même façonné.
Quand je regarde ma soeur, je vois son existence remplie d'activités de surface, d'occupations. Mais l'intérieur est vide. Parfois, je vois un sourire, du rêve américain.
Mon frère voyageur ne sait demander une chose avec constance et suite. La société ne donne rien à des demandes farfelues, qui n'ont pas de ténacité, de véracité, de vouloir. Hors de lui est ce désir de travailler dans une banque. Qui lui a mis cette chose en tête ? Pourquoi ? Pour avoir cette vie de petit consommateur d'Ipods ? Si seulement ils y trouvaient du bonheur..



Prendre le temps de s'observer
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# Posté le samedi 16 mai 2009 05:32

Premier souvenir

Premier souvenir
Un bel après midi d'avril 1995. Je suis lovée dans le creux du bras gauche de mon père, qui tient en même temps de sa main libre mon frère. L'image que nous formons ce jour doit émouvoir la gent féminine que nous croisons dans les rues de Deauville, alors que nous nous dirigeons vers la plage pour aller acheter des glaces. Je regarde les trottoirs lisses, leur teinte rougeâtre m'intrigue et je suis bercée, perdue dans mes pensées. Je crois que je m'endors.

Mon frère arrête la marche tranquille de mon père d'un coup de poignet sec. J'ouvre grands mes yeux à la vue de cet animal dont j'apprends l'existence à cet instant précis. Il faut que je m'approche de cet inconnu qui, à en croire ses pleurs, effraie tant mon frère. Mon père y voit l'occasion de me faire une leçon de choses en accord avec mon âge: « Ce sont des poneys ». L'imitant, je me vois caresser un bout de nez rose qui s'étire vers moi, et, surprise de la douceur de cette partie douce comme une peau de pêche, je souris. Deux yeux légèrement arrondis cachés sous un épais toupet reflètent une telle douceur que d'instinct, je dépose un baiser sur la joue de ce petit être couleur noisette, dont le poil brillant au soleil appelle la caresse. Quel ne fut mon étonnement, quand quelques minutes plus tard, mon père me proposait une promenade sur le dos de cet animal presque aussi haut que moi ! Avons-nous le droit ? Quel était le but de la démarche ? Mes interrogations n'ont pas fait longue durée : moins de dix minutes plus tard, on me posait sur le dos du poney que j'avais embrassé à l'entrée du club, à ce moment j'apprenais que c'était une femelle. Son nom, « Princesse » en disait long sur la finesse de sa beauté.

Comment oublier cette découverte de moi-même à travers ma première chevauchée ? Elle a fait entrer en éveil tous mes sens simultanément dans un tourbillon d'émotions. Pendant que j'écoutais la douce musicalité des pas du cheval s'enfonçant dans un sable arrosé du matin, ma selle se pliait sous les mouvements du cheval dans un crissement sourd. Le monde me semble alors vivant, mobile, il défile comme un tableau sous mes yeux, pendant que je suis confortablement installée. L'imposante crinière qui cachait le doux regard de Princesse m'apparaît sous un angle complètement nouveau : naissant entre deux oreilles taillées en pointe, elle suit un chemin droit, mais indiscipliné en épis qui font tomber les longs crins de ma ponette des deux côtés de son encolure. Vents nouveaux sont pour moi ces odeurs de cheval chaud, de cuir et de foin, paradoxal assemblage de senteurs réconfortantes, chaleureuses, mais aussi tournées vers l'indépendance. Je découvre une utilisation et de nouveaux mouvements possibles à réaliser avec mon corps qui m'étaient encore inconnus tout en suivant les ondulations du dos de Princesse, celle-ci me me transporte d'un pas doux et rythmé vers les portes d'un nouvel univers, qui me semble avoir toujours été le mien : je n'éprouve alors pas la surprise de la découverte, mais la paradoxale joie des retrouvailles avec un cadre de vie familier. Comment pourrai je oublier un jour les secondes suivant la fin de ma promenade ? Mon père me reprend dans ses bras, alors que je m'accroche de toutes mes forces à la selle. J'ai l'impression d'être arrachée de mon autre, que j'avais trouvé sur Terre. A partir de ce jour, je ne pourrai plus être moi loin d'une écurie. Il me manquerait ma moitié, mais raison de vivre. Le manque d'un cheval ne saurait être comblé par les plus belles merveilles du Monde.




Ce souvenir est le premier que je garde de mon enfance. Depuis quinze ans, ma loyauté envers les chevaux n'a jamais baissé sa garde, et je réalise la force que ces derniers ont apporté à ma vie, cette bulle d'indépendance remplie d'une sincérité ce que certains n'auront jamais la chance de connaître
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# Posté le vendredi 15 mai 2009 18:45

Modifié le samedi 16 mai 2009 04:48

D'aventure en aventure, l'avis littéraire du vendredi soir

D'aventure en aventure, l'avis littéraire du vendredi soir








Un des livres qui m'ait le plus marquée est « La chute de cheval» de Jérome Garçin : tout en le lisant, je réalisaisqu'être cavalier était un genre humain à part entière.

J'avais le sentiment d'avoir chevauché à ses côtés au coeur du Pays d'Auge il y a de longues années, et qu'il m'envoyait une lettre remémorant nos bons moments passés ensemble. Je visualisais avec une perspective cavalière le petit chemin de terre à l'ombre des feuillages, un endroit magique où l'air semble stagner, pour se gorger des embruns de la forêt, du matin gelé d'hiver à la douce soirée d'été.

Plus encore, Jérôme Garçin m'a fait rencontrer ma propre personne. Je me lisais dans ses mots, je me voyais vivre. Il a fait éclater ma passion au sein de moi même, m'en faisant prendre conscience
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# Posté le vendredi 15 mai 2009 18:35

Modifié le jeudi 25 juin 2009 03:35